Lettre de Sébastien à Maman

Maman,

Nous te dédions ces quelques mots pour t’exprimer toutes ces années de bonheur et d’amour que tu nous as données et qui resteront gravées à jamais dans notre cœur. Débordante d’amour pour tes enfants, tu as choisi de quitter le milieu professionnel pour un métier que tu considérais comme le plus beau du monde, celui de maman à temps plein. Depuis notre plus tendre enfance, tu t’es consacrée entièrement à nous, de toute ton âme et ta chair, avec beaucoup d’amour, de patience et de complicité. Cette enfance que vous nous avez donnée avec papa restera certainement l’une des plus belles périodes de notre vie. Nous vivions dans un cocon, comme si jamais rien ne pouvait nous arriver. Tu étais notre confidente, notre joie de vivre, notre ange-gardien, entièrement dévouée pour nous et pour ta petite-fille Eva, mais aussi pour les autres, être humains comme animaux, car pour toi toute vie méritait d’être aidée.

Toujours inquiète pour nous et pour ceux que tu aimais, tu refusais de prendre soin de toi car les autres étaient beaucoup plus importants à tes yeux. Tes problèmes, tu les as bien dissimulés. Pour ceux qui te connaissaient, tu étais une femme dynamique, élégante, radieuse et souriante, un vrai rayon de soleil. Malheureusement ce soleil s’est éteint ce 15 juillet 2008 laissant une peine infinie qui restera au fond de nous pour toujours. Sache que nous respectons ton geste lié à la peur et l’angoisse que tu avais pour le bien-être de ceux que tu aimais, et que tu resteras à jamais la maman idyllique que tu as été.

Nous t’aimons très fort.

Confessions de Maman

Maman a décidé de partir le 15 juillet 2008. Pour sa famille, ses proches les sentiments se bousculent. Certains éprouveront de la colère, de l'incompréhension mais pour tous c'est un immense chagrin qui envahit notre coeur. La violence de son acte laisse à réfléchir surtout pour nous, ses enfants, son mari. Qu'est ce qui a pu conduire à un tel acte ? Nous la savions un peu déprimée en ce moment, beaucoup affectée par la mort de son chien Lobby. Elle était également à la recherche d'un emploi, donc seule à la maison...

Avec moi, sa fille, nous échangions emails, coups de fil et nous commencions à faire des balades avec sa petite fille Eva qu'elle adorait. Elle était alors si heureuse. Avec Papa, ils avaient projeté de partir en vacances dans l'Auvergne, ils pensaient également acheter une autre voiture... Et avec Seb, son fils, ils discutaient énormément, il était son pilier et elle était le sien. En tant qu'aînée, elle a toujours soutenu son papa et sa soeur suite au décès de sa maman. Malheureusement elle a toujours été dans l'ombre de sa cadette dans la mesure où son papa considérait que Maman n'avait pas de problème matériel et avait tout pour être heureuse...

Nous avons trouvé ses mémoires, des aveux bouleversants, remplis de souffrance, une souffrance si profonde, si ancrée en elle, inimaginable, qu'elle a pourtant bien cachée... et qui a pour origine son enfance !

Dans ces mémoires, elle parle de son quotidien. Ses écrits sont très durs à lire, l'écriture n'est pas soignée, comme jetée sur le papier. Les phrases courtes, type dactylographie. Quant au contenu... quelques faits de son quotidien auxquels elle semble détachée... Elle écrit qu'elle souffre, que "La vie me fait vomir". Ces écrits sont très éloignés de la maman souriante, pleine de vie et d'amour ... C'est une maman, une femme qui souffre qui écrit et nous comprenons maintenant un peu mieux pourquoi elle est passée à l'acte. Maman a fait preuve de beaucoup de courage, de force pour faire face à une si grande souffrance. Une souffrance de l'amour, elle qui se souciait toujours des autres mais jamais d'elle-même.

Toutes les personnes qu'elle a connues ou simplement croisées gardent d'elle le souvenir d'une femme généreuse, aimante, souriante, toujours prête à rendre le moindre petit service et sont en droit de connaître son histoire.

Ce qui suit est une appartée au milieu du journal quotidien où Maman explique l'origine de sa souffrance...

Introduction

“Je craque. Il me faut des médicaments pour m’aider à rester digne, courageuse, face à Maman.”

Aujourd’hui lundi 10 mars 2008, le besoin d’écrire mon mal aise, plus, mon désespoir de vivre, devient une urgence. J’espère que je pourrai ainsi apaiser les démons qui se sont emparés de moi il y a des années déjà et avec lesquels j’essaie de cohabiter, voire me « débarrasser ».

Je ne commencerai pas par le tout début de ma vie, mais par un choc psychologique que j’ai reçu « en pleine figure », un jeudi 23 août 2002, veille de mon anniversaire. Jusqu’à ce jour, jamais je n’avais été sous l’emprise de médicaments. A ce jour, cette période est importante pour moi, car pour la première fois, j’ai décidé d’essayer de ne plus être tributaire des antidépresseurs, des somnifères. Je veux pouvoir maîtriser mes angoisses et être maître de moi-même.

Donc, ce jeudi, je travaille à la CGE et Maman m’appelle au bureau en me disant qu’il y a urgence de me rencontrer. Mes parents qui habitent Tresserve (73), sont venus spécialement à Grenoble pour m’annoncer quelque chose d’important Ce jour-là, est pour moi le jour des « courses» et travaillant tard, je dis à Maman « vous ne pouvez pas m’en faire part plus tard ». Le ton est catégorique et ne me laisse pas le choix de transiger.

Je vais voir Claudine une gentille collègue de travail et lui dit en souriant « dans deux jours c’est mon anniversaire et mes parents me réservent sans doute une surprise »...

J’arrive à la maison ; mes parents m’attendent, graves. Moi, loin de penser ce qu’ils vont m’annoncer, les accueille avec un grand sourire pensant à la surprise qu’ils m’ont réservée. Nous nous installons dans le salon et à ce moment-là, mes Parents m’informent « Maman a sans doute récidivé de son cancer (Maman a eu une rémission de 10 ans d’un cancer du poumon». Pour moi, c’est cœur qui bat la chamade, je me sens ramollir, asphyxiée. Je me revois assise dans le fauteuil dans lequel j’ai dû m’enfoncer un peu plus. Pas de paroles qui sortent, pas de larmes ; un silence insoutenable, une respiration retenue. Mes Parents commencent à parler sans que j’écoute ce qui me paraît confus, car ils parlent ensemble et c’est à peine si je comprends ce qu’ils me racontent. Je suis sonnée, abasourdie, anéantie. J’ai toujours espéré que Maman, en gardant malgré tout une certaine réserve, avait franchi le cap de la guérison.

Le seul souvenir dont je me souvienne, c’est que mon mari qui habituellement rentrait tard de son travail, est arrivé à la fin de la conversation.

A partir de ce moment, ce fut l’attente des analyses, les espoirs, les désespoirs. Maman qui n’avait pas perdu ses cheveux lors de la première chimio, m’appelle un jour en m’annonçant que ses cheveux commencent à tomber.

Je craque. Il me faut des médicaments pour m’aider à rester digne, courageuse, face à Maman. Et c’est le début de l’engrenage...

Maroc

“J’étais l’aînée… Je devais être parfaite dans tout ce que j’entreprenais.”

Depuis ma petite enfance, j’ai toujours été poursuivie par la hantise de la maladie.

Au début des années 60, nous vivions au Maroc. Mon Papa partait souvent en Europe pour son travail et nous restions ma sœur cadette de 2 ans et moi avec Maman à Rabat. Maman était très fragile. Je ne l’ai su que plus tard, mais elle souffrait d’ un fibrome. Dans ma tête de petite fille de 5 ans, quand un jour Maman a demandé à la voisine de nous garder ma sœur et moi, car elle devait aller à l’hôpital (Mon Papa étant en Europe), ce fut mon premier grand stress. De quel mal Maman était-elle donc atteinte ? Papa n’était pas avec nous ; nous n’avions personne dans ce pays étranger.

Puis un peu plus tard, ce fut au tour de ma Petite Sœur d’avoir des soucis de santé. Prise de sang sur prise de sang et puis l’attente des résultats sur le balcon de notre chalet. Ma Petite Sœur allait-elle mourir ? Maman ne cachait pas son angoisse ce qui était normal, mais là encore, je ne savais pas et me fiait au désarroi qui régnait autour de moi.

Mes Parents étaient des Parents d’Amour au sens large du terme, mais autant Papa que Maman ne me ménageaient pas, j’étais l’aînée…. Je devais être parfaite dans tout ce que j’entreprenais. Ainsi, Papa étant dans le sport (Armée) m’a appris à nager, mais je devais savoir crawler, aller chercher le croisillon à 3 mètres de profondeur, faire les 1000 mètres, plonger du 3 mètres dès mes 6 ans. En somme, je devais épater « la galerie ». D’un autre côté, Maman me faisait travailler sans relâche. J’étais complètement stressée. Un souvenir poignant me revient souvent à la mémoire. J’avais une composition de grammaire et Maman m’avait fait réviser les pronoms possessifs et les pronoms démonstratifs, à outrance. Je reviens à la maison et Maman me questionne sur les réponses que j’ai données. Je m’embrouille, je ne sais plus ce que j’ai répondu, je dis n’importe quoi et Maman me donne une fessée, rouge de colère. La maîtresse m’appelle à son bureau, je tremble comme une feuille, à tous les coups je vais avoir un beau 0 « Marie-France, bravo, tu as eu la meilleure note de la classe ». Je remercie Maman car grâce à elle, j’ai bénéficié d’une bonne note, mais d’un autre côté, je lui en veux d’avoir été si sévère et de m’avoir fait perdre tout contrôle de moi-même. J’ai « traîné » ce manque de confiance en moi toute ma vie.

Un souvenir que je ne me suis jamais expliquée. Maman invitait souvent des copines à la maison et je me souviens d’une fois, mais juste d’une fois, que j’ai stressée à l’idée que Maman aurait pu mettre du poison dans les gâteaux !!!!!

1967 Arrivée à Grenoble

“J’en ai éprouvé un tel chagrin qu’à partir de ce moment-là, sa santé a été pour moi une obsession.”

Mon Papa a quitté l’armée en 1967 et nous sommes donc rentrés en France. Papa a dû se reconvertir et il a très bien assuré son changement de situation. A l’époque, Papa effectuait de nombreux stages de direction car il devait gérer un foyer de travailleurs. Nous sommes tombés en plein dans les jeux olympiques d’hiver de 1968 et le foyer a été réquisitionné pour loger des personnes appartenant aux JO.

Pour mes Parents, ce fut une période très éprouvante car ils n’avaient pas d’horaires ; les personnes arriveraient le jour comme la nuit. De plus, nous logions dans un petit appartement sans meubles qui étaient bloqués je ne sais où. Nous campions. Le soir, après les repas pris très tardivement, je montais sur une chaise pour faire la vaisselle et aidée par ma sœur, nous écrivions sur des feuilles où nous avions rangé les assiettes, la cocotte minute... Je me couchais très tard. Je travaillais dans la salle à manger car avec ma sœur, nous partagions la même chambre.

Un soir ou un matin, je vois arriver mon Papa avec Maman évanouie dans ses bras. Comme je savais que Maman était très fatiguée, j’ai cru à un malheur. En fait, elle s’était coincée les doigts dans une porte.

Mes parents étaient éreintés et pourtant, je ne voyais que la fatigue de Maman. Je me souviens un jour alors qu’elle repassait, je devais avoir 10 ans, je l’ai observée et me suis rendu compte à quel point elle était ridée, amaigrie, vieillie et j’en ai éprouvé un tel chagrin qu’à partir de ce moment-là, sa santé a été pour moi une obsession. Et pourtant, je ne supportais pas qu’elle fasse la sieste car cela signifiait qu’elle était malade. Quand elle l’était vraiment, j’étais désespérée et angoissée. Papa me semblait fort, invincible et j’ai toujours cru à ce moment-là que sa santé était de fer et que je n’avais rien à craindre.

“J’ai vécu les premières années de mon adolescence dans l’angoisse que Maman tombe malade ou meurt.”

Maman travaillait en qualité de secrétaire auprès de Papa. Nous avions cette chance ma sœur et moi de voir mes parents dès que nous rentrions de l’école. Et pourtant, un jour, j’étais en 6ème (Maman nous aidait dans nos devoirs) et je suis rentrée du collège espérant que Maman aurait le temps de m’aider à rédiger quelques questions de dictée. Maman n’était pas « au bureau ». Je me rends donc à l’appartement et trouve Maman couchée dans mon lit dans le noir. Sidérée, je lui pose la question à savoir pourquoi elle dort dans mon lit. Elle ne me répond pas ; j’insiste, elle bafouille des bribes de mots et semble inconsciente. Affolée, je cours « au bureau » demander de l’assistance auprès de Papa et l’exhorte à appeler un médecin. Mais Papa ne semble pas inquiet et c’est à peine s’il me répond. Je cours à nouveau à l’appartement et Maman m’avoue qu’elle a pris quelques cachets, mais qu’il n’y a rien de grave. En fait, mes parents s’étaient disputés et Maman avait absorbé quelques somnifères.

Je garde de ce souvenir un goût amer car Maman n’a pas anticipé sur le fait qu’elle m’avait fait une grande frayeur, j’ai prévenu ma sœur quand elle est rentrée de l’école, que Maman dormirait un peu et nous nous sommes préparés avec mon Papa des pâtes dans le grand faitout en fonte. J’ai toujours dû assumer mon rôle de « grande sœur » responsable, même si notre différence d’âge était minime.

J’ai vécu les premières années de mon adolescence dans l’angoisse que Maman tombe malade ou meurt. Que serais-je devenue sans Elle ? J’avais une Adoration sans fin pour Maman. Je l’aidais du mieux que je pouvais mais elle savait me reprocher si j’oubliais mes obligations : changer les draps des lits, quelquefois, passer l’aspirateur avant de partir à l’école quand mon emploi du temps me le permettait. J’étais très soumise par rapport à ma jeune sœur qui avait du caractère.

Je crois avoir vu Maman atteinte de tous les cancers. Nous étions très catholiques et pratiquants. Le matin, je me devais de prier dans mon for intérieur pour que ma Maman soit toujours en bonne santé. Et souvent, la prière se substituait aux cours ; je n’écoutais plus rien des leçons de la professeur. J’étais dans mon monde.

Ma sœur, malheureusement était elle aussi d’une nature fragile contrairement à moi qui avait une santé « de fer ». Elle faisait angine sur angine. Et moi, jamais de rhumes, d’angines, une force de la nature en somme.

Un jour du mois d’avril ou de mai, nous rentrions de chez les grands-parents où nous nous étions gavés de cerises en plus sur le cerisier c’est plus amusant et agréable. Dans la voiture, ma sœur se plaint soudain de violents maux de ventre de plus en plus intenses. Je panique. Mes parents décident de se rendre directement aux urgences. On pense à une appendicite aigue qu’il faut opérer de suite. Maman s’y oppose : ma sœur a trop mangé et ce n’est pas prudent. Elle gardera des glaçons toute la nuit sur le ventre. Maman reste au chevet de ma sœur et Papa et moi regagnons la maison. Je demande à Papa si je peux dormir avec lui tant je suis anxieuse. Le lendemain, ma sœur est opérée, mais l’appendice n’est pas abîmé. Elle restera à l’hôpital 10 jours à l’issue desquels elle ressortira terriblement amaigrie. C’est le choc pour moi. J’ai tellement mal quand on le fait remarquer que je partirais en courant.

Un soir, le médecin de famille passe à la maison pour consulter ma sœur, puis il s’enferme dans la salle à manger avec Maman. Je colle mon oreille à la porte et j’entends Maman qui demande au médecin « Docteur ce ne serait pas un CANCER ». Mon cœur vacille, je crois que je vais tomber dans les pommes. Heureusement, le médecin la rassure.

Il s’avèrera après consultation chez un Professeur que ma sœur a fait une indigestion de cerises.

“J’ai commencé à faire très attention à mon poids et à être tributaire de la balance.”

La maigreur de ma sœur m’a énormément frappée et à partir de ce moment-là, je la bourre. Je lui prépare de copieux goûters, je fais attention à tout ce qu’elle mange. Je la boude si elle ne finit pas son assiette. Je suis horrible avec elle qui a compris peut-être mon désarroi et qui ne s’est jamais révoltée. Au contraire, elle simule de reprendre de la nourriture car elle me sent angoissée. Cet épisode de ma vie aura un impact plus tard.

Maman ne s’est jamais aperçue de mon mal être à ce moment-là, ni même de la persécution que j’infligeais à ma sœur.

En fait, dès que j’étais malade, j’étais heureuse. Je me souviens un jour avoir découvert un ganglion dans mon cou, quelle joie de l’annoncer à Maman… !!!!! Une autre fois, Papa a dû venir me chercher au lycée car j’étais partie avec près de 40° de fièvre mais là c’était parce que je ne voulais pas manquer les cours. J’avais mon potentiel santé.

Une année, Maman a été hospitalisée pour un curetage, alors que ma sœur et moi devions partir en vacances de neige en Maurienne. Maman était rentrée à la maison quand nous sommes parties. Mais quelle inquiétude !!! et puis Maman ne chantait plus signe qu’elle était bien fatiguée. He oui, Maman n’avait pas une voix sublime, mais j’aimais tant l’entendre pousser la chansonnette. C’était bon signe. Pour moi, tout allait bien et j’étais heureuse dans ces moments-là.

A l’adolescence, j’ai commencé à prendre un peu de poids. Maman a eu raison du reste et m’a fait remarquer que je devais peut-être ralentir le coup de fourchette. J’ai commencé à faire très attention à mon poids et à être tributaire de la balance.

J’ai commencé à me nourrir de pommes, de salade, boycottant tout autre sorte de nourriture. Mais je ne maigrissais pas tant que ça.

Mais aux alentours de mes 18 ans, j’ai décidé d’arrêter de manger. J’étais en stage de BTS à l’Inspection Académique et je faisais croire à mes Parents que je mangeais à la cantine. En fait, je me rendais dans un bar buvait un café et fumait une cigarette.

Mais Maman me voyant dépérir a téléphoné à l’I.A. et a découvert la vérité.

Elle m’a emmenée consulter notre médecin de famille qui a décelé, on ne la connaissait pas encore très bien cette maladie) : l’ANOREXIE MENTALE. Mais cela n’a pas empêché mes parents de partir en vacances en Italie. A leur retour, j’étais un zombi.

A partir de ce moment-là, c’est Maman qui m’en a parlé, elle m’emmenait régulièrement chez le médecin qui un jour a décidé de me faire interner « au Coteau ». Mais Maman a voulu appeler Papa afin qu’il donne son avis, j’étais en pleurs. Il m’a donné une chance et heureusement, le soir même je remangeais mais avec des douleurs du fait que mon estomac avait rétréci. [...]

Les récits de Maman qui suivent cet extrait ne sont que témoignages du combat contre ses "démons" (dixit) qui aboutira à son sacrifice par Amour pour les siens.

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